« Coloc du Cez à Saint-Montan » : différence entre les versions

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La coloc du Cez est la maison dans laquelle habite [[Utilisateur:Martintincool|Martintincool]] et Kikinours à [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Montan Saint-Montan].
La coloc du Cez est la maison dans laquelle habite Martintincool à Saint-Montan.


== Histoire ==
== Histoire ==
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Au IIᵉ siècle, le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Montanisme montanisme] apparaît en Phrygie, dans l’actuelle Turquie, autour de Montanus et de ses disciples. Ce courant chrétien se diffuse progressivement vers l’Occident et est connu à Lyon et à Vienne dès 177. Des montanistes auraient alors remonté la vallée du Rhône avant de s’établir à l’emplacement de l’actuelle chapelle San Samonta, où ils auraient fondé un premier village, bien avant la construction du château médiéval.
Au IIᵉ siècle, le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Montanisme montanisme] apparaît en Phrygie, dans l’actuelle Turquie, autour de Montanus et de ses disciples. Ce courant chrétien se diffuse progressivement vers l’Occident et est connu à Lyon et à Vienne dès 177. Des montanistes auraient alors remonté la vallée du Rhône avant de s’établir à l’emplacement de l’actuelle chapelle San Samonta, où ils auraient fondé un premier village, bien avant la construction du château médiéval.


Le site réunissait plusieurs éléments favorables à cette implantation : une source permanente, la proximité de la vallée du Rhône et la présence de pierre exploitable. Le nom de La Peyrière, « la carrière », ainsi que les traces de poteries et de forges témoignent de cette occupation ancienne. Le village était entouré d’un mur, avec une tour à l’emplacement de l’actuel pigeonnier et une autre sur la falaise. La résurgence constituait le cœur d’un sanctuaire et aurait été considérée comme une source sacrée. Le bâtiment aujourd’hui appelé chapelle San Samonta s’est construit et transformé au fil des siècles sur ce lieu de culte ancien. Son sol remonterait à l’Antiquité tardive et ses différentes parties retracent la succession des pratiques religieuses qui ont marqué le site.
Le site réunissait plusieurs éléments favorables à cette implantation, la présence possible d'un culte dédié à Cybèle ou à Mitra (sans doute situé au dessus de la résurgence + oppidum), une source permanente, la proximité de la vallée du Rhône et la présence de pierre exploitable. Le nom de La Peyrière, « la carrière », ainsi que les traces de poteries et de forges témoignent de cette occupation ancienne, antérieur à l'an zéro. Le site était entouré d’un mur naturel (dalle structurale verticale) complété d'un rempart et avec d'une tour romaine au nord du site ( Rocher du Ranc de la Gâche) et une autre sans doute d'origine romaine également à l’emplacement de l’actuel pigeonnier. La résurgence constituait le cœur d’un sanctuaire et aurait été considérée comme une source sacrée. Le bâtiment aujourd’hui appelé chapelle San Samonta s’est construit et transformé au fil des siècles sur ce lieu de culte ancien. Un reliquat de sol en chevron, présent dans cet édifice, remonterait à l’Antiquité tardive et ses différentes parties retracent la succession des pratiques religieuses qui ont marqué le site.


Plus tard, une autre histoire a attribué le nom du village à un ermite appelé Montanus. Selon la légende, il aurait vécu au Ve siècle et se serait installé dans une grotte après avoir annoncé la naissance de saint Rémi, futur évêque de Reims. Aucun élément ne permet cependant d’établir son passage dans le village, l’actuelle « grotte de l’ermite » date de 1633.
Plus tard, une autre histoire a attribué le nom du village à un ermite appelé Montanus. Selon la légende, il aurait vécu au Ve siècle et se serait installé dans une grotte après avoir annoncé la naissance de saint Rémi, futur évêque de Reims. Aucun élément ne permet cependant d’établir son passage dans le village, l’actuelle « grotte de l’ermite » date de 1633.


=== Le village fortifié ===
=== Le village fortifié ===
[[Fichier:PorteXIII.JPG|vignette|267x267px|''Porte de l'enceinte du XIIIe siècle.'']]
Entre le site ancien situé autour de l’actuelle chapelle San Samonta et le village médiéval, il semble exister une continuité d’occupation. Le centre de la vie locale se déplace progressivement vers le château, mais les anciens chemins et lieux de culte restent fréquentés. Le chemin venant de la vallée du Rhône, passant par le gué, la résurgence et la chapelle, devient ainsi un chemin de pèlerinage intégré au futur village.
Entre le site ancien situé autour de l’actuelle chapelle San Samonta et le village médiéval, il semble exister une continuité d’occupation. Le centre de la vie locale se déplace progressivement vers le château, mais les anciens chemins et lieux de culte restent fréquentés. Le chemin venant de la vallée du Rhône, passant par le gué, la résurgence et la chapelle, devient ainsi un chemin de pèlerinage intégré au futur village.


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Saint-Montan n’est pas dirigé par un seigneur unique. La seigneurie est partagée entre plusieurs coseigneurs, qui détiennent chacun une partie des droits et de l’autorité. Cette particularité fait écho, avec prudence, à un village qui continue aujourd’hui à vivre largement grâce à l’implication collective et aux projets communs.
Saint-Montan n’est pas dirigé par un seigneur unique. La seigneurie est partagée entre plusieurs coseigneurs, qui détiennent chacun une partie des droits et de l’autorité. Cette particularité fait écho, avec prudence, à un village qui continue aujourd’hui à vivre largement grâce à l’implication collective et aux projets communs.


À mesure que le bourg grandit, plusieurs enceintes sont construites. Une première fortification passe près de la maison actuelle au XIIIᵉ siècle. Au XIVᵉ siècle, une nouvelle enceinte est édifiée plus bas et englobe l’ancienne chapelle, le chemin de pèlerinage et l’emplacement de la future maison.
À mesure que le bourg grandit, plusieurs enceintes sont construites. Une première fortification passe près de la maison actuelle au XIIIᵉ siècle. Au XIVᵉ siècle, une nouvelle enceinte est édifiée plus bas et englobe l’ancienne chapelle, le chemin de pèlerinage et l’emplacement de la future maison. Ce chemin entre alors dans le village par la porte du Cez, surmontée d’une fresque religieuse.


Cette extension s’inscrit dans le contexte troublé de la guerre de Cent Ans. Même éloigné des principaux combats, le Vivarais subit les pillages, les déplacements de troupes et les passages de bandes armées. Les fortifications permettent alors de protéger les habitants, les animaux et les réserves. Lorsque l’insécurité diminue, il devient progressivement moins nécessaire de vivre à l’intérieur des remparts, et le village commence à se développer au-delà de l’enceinte.
Cette extension s’inscrit dans le contexte troublé de la guerre de Cent Ans. Même éloigné des principaux combats, le Vivarais subit les pillages, les déplacements de troupes et les passages de bandes armées. Les fortifications permettent alors de protéger les habitants, les animaux et les réserves. Lorsque l’insécurité diminue, il devient progressivement moins nécessaire de vivre à l’intérieur des remparts, et le village commence à se développer au-delà de l’enceinte.


=== La maison du bailli ===
=== La maison du bailly ===
La maison est construite peu après l’enceinte du XIVᵉ siècle. Une première partie est aménagée au-dessus d’un batiment, aujourd’hui une cave appartenant aux Cabrol. Un  escalier, encore visible dans la petite cave, constituait l’accès à cette première partie. Pour construire de nouveaux batiments tout en restant protégé par les remparts, il fallait bâtir en hauteur ou au-dessus des rues, une seconde partie est ensuite édifiée au-dessus de la rue et du chemin de pèlerinage. La maison conserve une voûte de décharge, destinée à reporter le poids des murs vers des piliers sans alourdir la voûte située en dessous.
La maison est construite peu après l’enceinte du XIVᵉ siècle. Une première partie est aménagée au-dessus d’un batiment, aujourd’hui une cave appartenant aux Cabrol. Un  escalier, encore visible dans la petite cave, constituait l’accès à cette première partie. Pour construire de nouveaux batiments tout en restant protégé par les remparts, il fallait bâtir en hauteur ou au-dessus des rues, une seconde partie est ensuite édifiée au-dessus de la rue et du chemin de pèlerinage. La maison conserve une voûte de décharge, destinée à reporter le poids des murs vers des piliers sans alourdir la voûte située en dessous (bibliothèque du salon).


La maison aurait été celle du bailli, l’officier chargé d’exercer des fonctions administratives et judiciaires au nom des coseigneurs. Dans l’actuelle chambre du fond, une petite porte voûtée ouvrait sur une terrasse en bois où le bailli annoncait les décisions de justice aux habitants réunis en contrebas. Les trous d’encastrement des poutres de cette structure sont encore visibles sur la facade.
La maison aurait été celle du bailli, l’officier chargé d’exercer des fonctions administratives et judiciaires au nom des coseigneurs. Dans l’actuelle chambre du fond, une petite porte voûtée ouvrait sur une terrasse en bois où le bailli annoncait les décisions de justice aux habitants réunis en contrebas. Les trous d’encastrement des poutres de cette structure sont encore visibles sur la facade.


Sous cette terrasse se trouvaient des halles, utilisées pour les marchés et les rassemblements. Leurs anciennes voûtes restent visibles dans les maçonneries. Au Moyen Âge, la rue se trouvait environ 1,50 mètre plus bas qu’aujourd’hui, la porte de cave située au sous le niveau de la rue ouvrait alors directement sur la rue. Les remblais et les transformations successives ont progressivement relevé le niveau de la rue, transformant certains anciens rez-de-chaussée en caves.  
Sous cette terrasse se trouvaient des halles, utilisées pour les marchés et les rassemblements. Leurs anciennes voûtes restent visibles dans les maçonneries. Au Moyen Âge, la rue se trouvait environ 1,50 mètre plus bas qu’aujourd’hui, la porte de cave située sous le niveau de la rue ouvrait alors directement sur la rue. Les remblais et les transformations successives ont progressivement relevé le niveau de la rue, transformant certains anciens rez-de-chaussée en caves.  


=== La disparition de l’ancienne chapelle ===
=== La disparition de l’ancienne chapelle ===
Il faut distinguer San Samonta, située à l’extérieur du village médiéval, de l’ancienne chapelle qui se trouvait dans la partie basse du bourg, près de la maison.
[[Fichier:PilierChapelleXII.JPG|vignette|267x267px|''Morceau de pilier de l'ancienne chapelle dans la cave sous l'escalier.'']]
 
Une chapelle existait à proximité immédiate de la maison au moins dès le XIIᵉ siècle, comme en témoignent des actes notariés, mais elle pourrait être plus ancienne. D’abord située à l’extérieur du village fortifié, elle est intégrée à l’intérieur des remparts lors de la construction de l'enceinte du XIXᵉ siècle.
Cette chapelle existait au moins au XIIᵉ siècle, comme l’atteste sa présence dans des actes notariés. Elle pourrait toutefois être plus ancienne.
 
Elle reste d’abord en dehors des premières fortifications. Elle n’est intégrée à l’intérieur du village qu’au XIVᵉ siècle, lors de la construction de la nouvelle enceinte.
 
L’ancien chemin de pèlerinage passait directement à proximité de cette chapelle. La fresque située au-dessus de la porte s’explique par la présence de ce passage religieux.
 
La chapelle devient ensuite l’église Sainte-Marie-Madeleine du village.


Au XIXᵉ siècle, l’ancienne église Sainte-Marie-Madeleine est devenue trop petite pour accueillir la population du village.
Devenue par la suite l’église Sainte-Marie-Madeleine, elle est détruite et reconstruite à plusieurs reprises, puis profondément remaniée au fil des siècles. Au XIXᵉ siècle, l’édifice devenu trop petit pour accueillir la population est donc démoli pour être remplacé par l’église actuelle, inaugurée en 1864.


Elle est démontée au milieu du siècle afin de construire une église plus grande, achevée dans les années 1860.
L’ancienne chapelle a presque entièrement disparu, mais un morceau de pilier est conservé sous l’escalier d’entrée de la maison.
 
L’ancienne chapelle a presque entièrement disparu. Un morceau de pilier conservé sous l’escalier d’entrée de la maison en constitue toutefois un vestige.
 
La maison conserve ainsi dans ses murs une partie de l’ancienne église médiévale, autrefois située à proximité immédiate.


=== A raconter ===
=== A raconter ===
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''Note : ce recensement peut comporter des erreurs d'identification, n'étant pas expert du domaine.''
''Note : ce recensement peut comporter des erreurs d'identification, n'étant pas expert du domaine.''
[https://www.vigienature.fr/fr/sauvages-de-ma-rue Sauvage de ma rue]


=== Plantes sauvages ===
=== Plantes sauvages ===
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== Randonnées ==
== Randonnées ==
''Il y a plusieurs randonnées vraiment super en partant de Saint-Montan.''<gallery mode="packed" widths="500" heights="250">
''Il y a plusieurs randonnées vraiment super en partant de Saint-Montan.''<gallery mode="packed" widths="500" heights="250">
Fichier:TourDeValescure.jpg|''Petite boucle de 4km (~50min) sur route goudronnée qui passe au milieu des vignes, des oliviers et des cerisiers. Elle passe au-dessus de La Conche et revient par le quartier Valescure. Petit détour possible pas les jardins de Coquillons. [Détour possible pas La Conche]''
Fichier:TourDeValescure.jpg|''Petite boucle de 4km (~50min) sur route goudronnée qui passe au milieu des vignes, des oliviers et des cerisiers. Elle passe au-dessus de La Conche et revient par le quartier Valescure. Passage possible par les jardins de Coquillons. Un détour est possible pour descendre le long de La Conche, particulièrement belle au printemps.''
Fichier:Boucle.jpg|''Une boucle de 5,3km (~1h20) sur route goudronnée au milieu des vignes, petit détour possible par la chapelle Saint-André-2003.''
Fichier:Boucle.jpg|''Une boucle de 5,3km (~1h20) sur route goudronnée au milieu des vignes, petit détour possible par la chapelle Saint-André-2003.''
Fichier:TourALarnas.jpg|''Boucle de 5,7km (~1h30) autour de la vallée de la Sainte-Beaume, qui passe par la chapelle San-Samonta, la grotte de l'ermite, Larnas et qui se termine par une très belle vue sur le château de Saint-Montan.''
Fichier:TourALarnas.jpg|''Une boucle de 5,7km (~1h30) autour de la vallée de la Sainte-Beaume, qui passe par la chapelle San-Samonta, la grotte de l'ermite, Larnas et qui se termine par une très belle vue sur le château de Saint-Montan.''
Fichier:BoucleLaoul.jpg|''Une boucle de 11,3km (~3h) dans la forêt du Laoul, qui suit le GR42 pour revenir par la vallée le long du Rimouren et de La Conche.''
Fichier:BoucleLaoul.jpg|''Une boucle de 11,3km (~3h) dans la forêt du Laoul, qui suit le GR42 pour revenir par un chemin qui surplombe la vallée le long du Rimouren et de La Conche.''
Fichier:TourAImbours.jpg|''Boucle de 8,3km (~2h15) entièrement ombragée jusqu'à Imbours (petit détour possible pour voir la cascade) et retour par la vallée le long du ruisseau d'Imbours.''
Fichier:TourAImbours.jpg|''Une boucle de 8,3km (~2h15) entièrement ombragée jusqu'à Imbours (petit détour possible pour voir la cascade) et retour par la vallée le long du ruisseau d'Imbours.''
Fichier:BoucleEllieux.jpg|''[À TESTER] Une boucle de 7,5km (~2h) par Ellieux et en revenant par le GR42.''
Fichier:BoucleEllieux.jpg|''[À TESTER] Une boucle de 7,5km (~2h) par Ellieux et en revenant par le GR42.''
Fichier:BoucleViviers.jpg|''[À TESTER] Une grande boucle de 25km (~6h30) qui suit le GR42 jusqu'à Viviers, et qui revient par Bayne, passe par un très beau point de vue au-dessus de Larnas.''
Fichier:BoucleViviers.jpg|''[À TESTER] Une grande boucle de 25km (~6h30) qui suit le GR42 jusqu'à Viviers, et qui revient par Bayne, passe par un très beau point de vue au-dessus de Larnas.''